25 novembre 2009
tarte flambée
Dans ma recette précédente, j'ai utilisé 300g d'oignons.
Il m'en reste donc quelques uns à écouler.
On s'est fait le lendemain une soirée "tarte flambée". Flammekueche pour les Alsaciens!
Il s'agit d'une recette traditionnelle du terroir alsacien. C'est une fine pâte à pain recouverte de crème et fromage blanc mélangés, et garnie de lardons et d'oignons. Le tout cuit au four ( à pain dans la recette traditionnelle, mais je n'en ai point ! )
Ingrédients (4 personnes) :
300 g de pâte à pain
170 g de fromage blanc
2 cuillérée à soupe de crème fraîche épaisse
100 à 150g d'oignons finement émincés
80 g de très petits lardons fumés
20 g de beurre
huile
sel, poivre, muscade
Préparation:
Préchauffez le four à la température la plus chaude.
Faites légèrement
dorer l'oignon émincé à la poêle dans le beurre ( facultatif )
Mélangez le fromage
blanc, la crème, les oignons, du sel,du poivre et un peu de muscade.
Etalez la pâte très finement et la poser sur la plaque du four
Versez le mélange au fromage
blanc et étalez-le jusqu'à 1 cm du bord. Parsemez les lardons dessus. Enfournez 10 à 15 min. Les
lardons et la pâte doivent être bien cuits.
Servez dès la sortie du
four.
soupe à l'oignon
La semaine dernière, en allant chercher mon panier de légumes " AMAP ", j'ai eu la mauvaise surprise d'y trouver 500g d'oignons. Les oignons, ce n'est absolument pas notre truc à la maison. Alors qu'est ce que je vais bien pouvoir faire avec 500g ?
J'ai cherché dans mes souvenirs des idées de recettes qui me permettraient d'utiliser au moins une partie du stock. Et je me suis souvenue d'une soupe à l'oignon que ma grand mère faisait parfois quand j'étais petite. Le souvenir était vague mais il me semblait que cette soupe ne m'était, à l'époque, pas désagréable du tout. J'ai donc cherché sur internet des recettes, j'en ai trouvé beaucoup dont je me suis inspirée pour créer la mienne. Et le résultat a été au delà de mes espérances : la soupe était délicieuse et tout le monde l'a adorée, petits et grands.
J'espère qu'il y aura à nouveau des oignons dans mon prochain panier de légumes...
Pour en revenir aux AMAP ( Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne ), on peut se dire au départ que retirer un panier tout fait est un inconvénient et qu'il est plus agréable de choisir soi même ses produits. Mais tout compte fait, ce système permet de découvrir des légumes ( ou autres produits ) qu'on ne connaissait pas et qu'on n'aurait pas achetés s'ils n'étaient pas "imposés".
De même, il permet de redécouvrir des produits qu'on pensait ne pas aimer et qui finalement, cuisinés différemment, deviennent plus savoureux. Comme pour mes oignons !
Recette de ma soupe à l'oignon
300g d'oignons
30g de beurre
1cuil à soupe rase de farine ( pas plus ! )
1 litre d'eau
1bouillon ( facultatif )
2 feuilles de laurier
sel, poivre
des tranches de pain de campagne
du gruyère ou du comté rapé
Eplucher les oignons et les couper finement.
Chauffer le litre d'eau jusqu'à ébulition et y rajouter le bouillon.
A feu doux, faire fondre le beurre dans une grande casserole ( en inox de préférence ) et y faire revenir les oignons. Le but est de les laisser caraméliser sans les bruler. Celà prend un certain temps ( une bonne vingtaine de minutes ) et il est important de mélanger souvent pour empêcher les oignons de brûler.
Lorsque les oignons sont bien dorés, rajouter la cuill de farine et mélanger énergiquement.
Puis mettre une louche d'eau bouillante et mélanger à nouveau vivement.
Rajouter le reste d'eau, le sel, le poivre et le laurier.
Laisser cuire à feu moyen pendant 20 minutes.
Préchauffer le four.
Poser les tranches de pains sur la grill du four et les couvrir généreusement de fromage râpé.
Enfourner le pain pendant 5 à 10 minutes.
Lorsqu'il est bien doré et le fromage bien coulant, mettre une ou deux tranches de pain dans les bols et servir la soupe par dessus.
Déguster bien chaud.
Pour finir, je dirais que l'oignon est un légume pleins de vertus, tout particulièrement pour le renforcement du système immunitaire. Ce qui n'est pas négligeable en cette période.
Pour en savoir plus, c'est ici
12 novembre 2009
un bon bain, ca fait du bien !
Buller et se prélasser, c'est s'accorder un instant de détente.
Immergé dans une eau chaude, le corps se décontracte, les tensions s'évanouissent, l'esprit s'évade...
Mais ce moment agréable peut présenter d'autres vertus, plus "thérapeutiques": grâce aux huiles essentielles, richement concentrées en principes actifs, on peut se revigorer ( pin, gingembre...), calmer une douleur articulaire ou musculaire (genévrier ), chasser la fatigue ( ravintsara ), favoriser la circulation sanguine ( romarin du Maroc, eucalyptus radié... ) ou la relaxation ( lavande officinale, orange douce... ), agir sur le système respiratoire ( eucalyptus globulus, thym vulgaire... )
Bien sûr, il ne remplace pas -loin de là- un traitement médical. Mais il peut jouer un rôle complémentaire agréable et ludique.
Pour bénéficier pleinement de ses bienfaits, il faut s'accorder une pause d'une vingtaine de minutes et régler la température de l'eau entre 35°C et 38°C. Pas plus car la chaleur perturbe la circulation sanguine et le sommeil.
Les HE présentent le double avantage de pénétrer dans l'épiderme mais également, en se dispersant dans l'atmosphère, de passer par les voies respiratoires.
En général, une dizaine de gouttes à diluer dans le bain suffisent.
Mais attention, les huiles essentielles ne se dissolvent pas dans l'eau. Elles risquent de rester à la surface et d'irriter, voir brûler la peau. Il faut les mélanger à une cuillérée à soupe d'huile végétale, de base neutre ( en pharmacie ), de lait ou de poudre de lait.
Il ne faut pas rajouter quelques gouttes pendant le bain, car même si l'odeur s'estompe, les propriétés des HE restent actives.
Attention, pas d'HE pour les femmes enceintes et les enfants !
toux
5 gouttes de Ravintsara
5 gouttes de thym vulgaire à linalol ( thymus vulgaris à linalol )
5 goutte de cypres ( cupressus sempervirens )
Le ravintsara est un puissant antiviral, le thym un antiseptique et le cypres combat la toux sèche.
fatigue
5 gouttes de Ravintsara
3 à 5 gouttes de bois de rose ( Aniba roseodora )
3 à 5 gouttes de géranium ( pelargonium graveolens )
Parmi ses propriétés multiples, le ravintsara diminue la fatigue nerveuse et physique et renforce l'immunité. Le bois de rose soutient le système immunitaire et le géranium joue le rôle d'anti infectieux.
crispation
Si vous avez du mal à décompresser après une journée harassante, préparez ce bain 1 heure avant le coucher :
15 gouttes de lavandin abrial ( lavandula hybrida abrialis )
10 gouttes d'orange amère ( citrus aurantium )
Créé par les abeilles en butinant, le lavandin est un croisement entre la lavande fine et la lavande aspic. Son HE agit sur la nervosité et les douleurs musculaires.
difficultés d'endormissement
5 gouttes de lavande officinale ( ou vraie )
5 gouttes de mandarine ( citrus reticulata )
la lavande vraie est connue pour ses vertus sédatives et calmantes, tout comme la mandarine.
coup de froid
5 gouttes de thym vulgaire ( thymus vulgaris à linalol )
5 gouttes d'origan ( origanum beacleoticum )
5 gouttes de romarin ( rosmarinus officinalis )
5 gouttes de lavande officinale ( ou vraie )
Le thym est un puissant désinfectant des voies respiratoires et digestives, un antitussif et un stimulant du système immunitaires.
Ce bain anti-infectieux et antifatigue peut être employé de manière préventive car il stimule les défenses immunitaires.
moral à plat
3 gouttes de pin
2 gouttes d'eucalyptus
2 cuilléres à soupe d'amande douce
Mélanger l'ensemble et verser le tout dans le bain.
Protège des refroidissements, détend les muscles et rebooste le moral.
Idéal pour chasser le blues causé par le manque de soleil en hiver.
Recommandé le dimanche soir...
jambes lourdes
5 gouttes de cypres ( cupressus sempervirens )
et/ou 5 gouttes d'eucalyptus radié ( eucalyptus radiata )
Le cypres est l'HE de base car il agit sur les veines. Il est indiqué pour les jambes lourdes, les varices, les hémorroïdes.
L'eucalyptus radié est un excellent tonique circulatoire et général. Les deux peuvent être associés.
maux de tête
5 gouttes de camomille allemande ( matricaria camomille )
5 gouttes de lavande officinale ( ou vraie )
Il est également possible de se masser les tempes avec 2 gouttes d'une des HE mélangées à 1 cuillère à café d'huile végétale.
stress
5 gouttes de bergamote ( citrus aurantium feuilles )
5 gouttes de lavande officinale ( ou vraie )
la bergamote possède un pouvoir relaxant tandis que la lavande officinale agit sur la nervosité.
Ce bain peut favoriser le sommeil.
sources : modes et travaux de Décembre 2009
30 octobre 2009
les financiers ( ou les visitandines ! )
Il paraitrait que les financiers étaient à l'origine de
petits gâteaux de forme ovale ou ronde, fabriqués dans un couvent de Nancy par les soeurs de l'ordre des visitandines. Puis le petit gâteau sombra dans l'oubli.
Vers 1890, le pâtissier Lasne remit les visitandines au goût du jour. Comme son magasin était tout prêt de la Bourse, sa clientèle se composait en grande partie de financiers désireux d'avaler sur le pouce un petit gâteau qui ne salisse pas les doigts. Lasne eut
aussi l'idée de changer la forme ovale de la pâtisserie originelle
pour évoquer celle d'un lingot d'or. Le financier était né !
On trouve cependant encore des "visitandines" dans certaines pâtisseries qui ont conservé cette appellation traditionnelle.
Mais le plus important dans tout ça est que la recette ait survécue et qu'elle soit arrivée jusqu'à nous !
Ma recette me vient de chez Feefils et elle est à tomber parterre ( j'exagère à peine! ). Si vous êtes amateur de fleur d'oranger, vous ne serez pas déçue.
3 beaux blancs d'oeufs (ou 4 petits!)
140g de sucre glace
140g de beurre fondu
60g de poudre d'amande
60g de farine
1 cuiller à soupe d'eau de fleur d'oranger
Mélanger sucre, farine, poudre d'amande, puis ajouter le beurre et
la fleur d'oranger (si possible laisser une nuit au réfrigérateur) .
Incorporer les blancs montés en neige ferme.
Répartir dans les moules. Cuire 10 à 12 minutes à 220°.
Variante: remplacer la poudre d'amande par de la poudre de noisettes ou de noix ou de la noix de coco
Les financiers se congèlent très bien, utiles en cas de visite imprévue!
Avec les 3 jaunes d'oeufs qui me restaient, j'ai fait une crème à la vanille :
- 1 gousse de vanille- 50 g de maïzena
- 80g de sucre
- 3 jaunes d'œufs
- 1 L de lait
Couper la gousse de vanille en 2, gratter l'intérieur et verser le tout dans une casserole avec les 3/4 du lait.
Porter à ébullition, puis ajouter le sucre.
Mélanger à part la maïzena, les jaunes d'œufs et le reste du lait.
Retirer la gousse de vanille
Ajouter le mélange œufs/maïzena/lait dans la casserole.
Dès la reprise de l'ébullition, verser dans des ramequins.
Mettre les ramequins au frais au moins 2 h avant de déguster.

25 octobre 2009
La grippe ? Non merci !
Pour affronter la (terrible?) grippe A et résister au mieux aux infections qui nous guettent, il est temps de renforcer nos défenses immunitaires.
Un régime équilibré est le premier garant d'un système immunitaire efficace. Mais face aux attaques virales qui nous guettent chaque automne, il peut s'avérer judicieux de forcer un peu la dose sur les aliments riches en substances "boosteuses d'immunité".
La vitamine C
Elle permet de lutter contre les infections et la fatigue. L'apport recommandé est estimé à 110mg par jour et correspond à la consommation d'un kiwi.
On en trouve aussi dans le poivron, le persil, les choux, l'épinard, l'oseille, le brocoli, tous les agrumes sans exception.
Il faut consommer les légumes de préférence cru ou cuit à la vapeur car la vitamine C perd facilement ses vertus quand elle est soumise longtemps à la chaleur.
Le fer
C'est un anti-infectieux.
On en trouve dans le boudin noir, le foie, le boeuf, les huîtres, les poissons, les produits à base de farine de soja ou de germe de blé.
Le zinc
Il joue un rôle essentiel dans le bon développement des globules blancs et renforce notre capacité de résistance aux virus.
On en trouve dans les fruits de mer, la viande rouge, la volaille, les oeufs, les fruits secs oléagineux, les produits laitiers, les céréales complètes.
La vitamine A
Elle stimule la production d'anticorps et les globules blancs, nous protégeant ainsi des maladies infectieuses.
On en trouve dans le foie, les poissons gras, les produits laitiers, les oeufs, les fruits et légumes oranges et jaunes, les légumes à feuille vert foncé.
La vitamine E
Elle dynamise les lymphociteT, garants de notre immunité, et a un pouvoir antioxydant supérieur à la vitamine C. Elle atténue les signes de fatigue.
On en trouve dans les noix, les amandes, les huiles végétales, les céréales complètes, les avocats, les tomates.
Côté boissons :
le thé vert : riche en antioxydants puissants et en sels minéraux.
les infusions de thym : antiseptique, bénéfique pour les infections des voies respiratoires
les infusions d'anis vert : stimule les globules blancs
les jus de fruits frais et les smoothies : riches en vitamines C
du lactosérum : aussi appelé petit lait, c'est la partie liquide issue de la coagulation du lait. Certaines de ses protéines renforcent la fonction immunitaire. On en trouve dans la Rivelle, une boisson suisse aux plantes légèrement gazéifiée.
18 octobre 2009
crème à la verveine
Une recette découverte chez Zaza.
Cette crème est vraiment délicieuse. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle soit aussi parfumée. Le gout de la verveine est très prononcée. Un pur délice.
Ce dessert deviendra un classique chez moi.
3/4 l de lait
1 belle poignée de feuilles de verveine
60g de cassonade
45g de maizena
Faire chauffer le lait.
Juste avant l'ébullition, mettre les feuilles de verveine. Baisser le feu, couvrir et laisser un peu monter le lait.
Stopper le feu et laisser infuser ( Moi j'ai laissé 3/4 d'heure )
Enlever les feuilles de verveine et mettre la cassonade. Bien mélanger.
Diluer la maizena dans un peu d'eau et incorporer au lait.
Faire chauffer le tout et amener lentement à ébullition tout en remuant.
Lorsque la crème épaissit, éteindre le feu et continuer à remuer un instant.
Répartir dans les pots et mettre au réfrigérateur. 
14 octobre 2009
le totem du loup
Le Totem du Loup est un fascinant roman d’aventures. Mais c’est aussi le récit d’une initiation, celle de Chen Zhen, jeune étudiant chinois qui doit apprendre, au contact des tribus mongoles, comment survivre… Les hordes de loups règnent encore sur la steppe. Les cavaliers nomades, héritiers de Gengis Khan, craignent et vénèrent cet animal qu’ils ont choisi pour emblème. La rencontre avec cette culture va bouleverser le jeune Chinois. Il sera d’autant plus ébranlé que cet univers qui le séduit tant est sur le point de disparaître…
En cette fin des années 1960, alors que la Révolution Culturelle bat
son plein, Chen Zhen et trois autres jeunes étudiants, originaires de
Pékin et fils de personnalités jugées «réactionnaires», se portent
volontaires pour s'établir en Mongolie intérieure auprès d'un groupe de
pasteurs nomades mongols de la steppe Olon Bulag.
Là, ils vont apprendre le mode de vie de ces descendants de
Gengis-Khan, fils de la steppe, qui élèvent leurs bœufs, moutons et
chevaux dans ces vastes étendues soumises à un climat des plus rudes.
C'est dans la famille du vieux chasseur Bilig que Chen Zhen va
être hébergé. En compagnie du vieil homme, l'étudiant va découvrir la
vie au sein de la steppe, une expérience qui transformera radicalement
sa conception du monde qui l'entoure.
Il va découvrir que les pasteurs mongols partagent leur espace
vital avec un autre hôte de la steppe, une créature qui s'avère être
tour à tour leur adversaire mais aussi leur modèle dans les tactiques à
adopter pour survivre dans cet environnement hostile: le loup.
Les loups, même s'ils sont redoutés, sont l'animal totémique des mongols. Ils sont
considérés comme des protecteurs de la steppe. Grands prédateurs, ils
régulent les populations d'herbivores qui, sans leur action,
pulluleraient au risque de compromettre de manière irrémédiable
l'équilibre naturel.
Chen Zhen apprendra du vieux Bilig que si les Mongols, ce peuple
de pasteurs nomades, ont réussi à conquérir des empires aussi vastes
que la Chine et à déferler jusqu'en Europe, c'est en adoptant les ruses
et les tactiques qu'ils avaient observées en voyant des meutes de loups
traquer et piéger leurs proies.
Roman sur la nature et la vie sauvage, «Le Totem du loup» est aussi un texte qui met l'accent sur la situation des cultures traditionnelles face au monde moderne, modernité ici incarnée par la République populaire de Chine, dont le productivisme désastreux sera cause de profonds bouleversements écologiques.
Entre l'extermination systématique des loups et la décision inepte de transformer la steppe en un vaste paysage agricole géré et exploité par les colons, le roman de Jiang Rong, qui, on s'en doute, n'est pas une œuvre de fiction mais évoque une expérience réellement vécue, se pose ici en témoignage des excès d'une civilisation déterminée à exploiter coûte que coûte la moindre parcelle de terre dans le but de produire toujours plus.
Le résultat de ces excès s'avérera catastrophique quand, à la
lecture de l'épilogue, on découvre avec Chen Zhen ce qu'est
devenue trente ans plus tard la steppe Olon Bulag, livrée aux errements
des décisions arbitraires émanant du pouvoir central de Pékin.
Un très beau roman qui se charge de nous rappeller
que la nature n'est pas au service de l'homme, mais que celui-ci se
doit de la respecter s'il veut éviter à plus ou moins long terme de
générer les causes de sa propre extinction.
La rencontre, relatée dans cet ouvrage, entre un jeune citadin chinois et la culture des nomades mongols de la steppe nous délivre un message de portée universelle: l'homme se doit d'être humble devant la nature car il a tout à apprendre de celle-ci. Le manque d'observation et le non-respect des lois naturelles, l'exploitation à outrance des richesses naturelles, ne peuvent conduire qu'à des bouleversements et à des catastrophes irréversibles.
Mais au-delà du récit initiatique, on retrouve aussi un message politique fort qui a fait naitre l'engouement du peuple chinois et la colère de nombreux intellectuels qui réclament son interdiction. Car dissimulé, le message n'en reste pas moins offensif : l'auteur se sert de l'exemple des Mongols, libres et courageux comme le loup, pour critiquer l'esprit moutonnier de ses compatriotes. Les Mongols, peuple de nomades adeptes de l’esprit du loup, sont parvenus à dominer le monde, alors que les Chinois, peuple de cultivateurs adeptes de l’esprit du mouton, n’ont pas su résister aux invasions étrangères et ont dû subir l’oppression dès le début du XIXe siècle. Naturellement, on peut en déduire que si les Chinois parvenaient à s’inspirer de cet « esprit du loup », un avenir radieux s’ouvrirait devant eux.
Jiang Rong (pseudonyme) est né en 1946 dans une famille de militaires. En 1967, il est volontaire pour aller vivre en Mongolie intérieure. En 1978, il retourne à Pékin pour achever ses études et enseigne aujourd’hui les sciences politiques et sociales. Comme son héros Chen Zhen, Jiang Rong a passé onze ans sur la steppe pendant la Révolution culturelle en compagnie des Mongols et des loups. Sa découverte de cette nature sauvage, du mode de vie des Mongols et de leur histoire n’a pas cessé de l’obséder depuis trente ans.
11 octobre 2009
galettes de viande alsaciennes ( fleischkiechle )
Voici une recette bien de chez moi : les fleischkiechle ( prononcer flayschkiarla ). Une recette que me faisait très souvent ma maman et dont je raffolais. Aujourd'hui, lorsque je fais ces galettes, cela déclenche en moi toute une série de souvenirs lointains et j'ai l'impression de retourner 25 ans en arrière. Ca me fait drôle aujourd'hui de préparer ce plat à mes propres enfants. Qui eux aussi en raffolent.
600g de viande haché
2 tranches de pain trempées dans du bouillon de boeuf,
1 gros oignon haché,
1 petite gousse d'ail,
Fines herbes hachées : persil, ciboulette,
Sel, poivre,
1 verre d'huile,
50 g de beurre,
3 oeufs
Faire blondir l'oignon et l'ail ciselés dans le beurre,
Egoutter le pain en le pressant pour en extraire l'excédent de bouillon,
Bien mélanger le tout énergiquement en ajoutant les oeufs ainsi que les fines herbes, le sel et le poivre,
Former des galettes de 1 à 2 cm d'épaisseur environ,
Les faire revenir dans l'huile très chaude environ 3 minutes de chaque côté,
Servir bien chaudes, accompagnées de pommes de terre sautées ou d'une purée de pommes de terre ou d'une salade verte.
05 octobre 2009
les aliments anti stress
Manger peut être un remède contre le stress, à condition de sélectionner les bons aliments. Les résultats ne sont bien sûr pas immédiats. Le but est d'adopter au quotidien les bons comportements alimentaires qui permettront de mieux résister au stress sur le long terme.
Les aliments :
le magnésium :
le manque de magnésium est source de stress. Il faut donc y remédier grâce aux céréales complètes. Un plat de riz complet et deux tranches de pain complet par jour assurent plus de la moitié de nos besoins quotidiens.
Côté légumes, il faut privilégier le fenouil, les épinards, les fèves et les lentilles.
Côté boisson, les eaux de Badoit et d'Hépar sont de bonnes source de magnésium.
les vitamines B :
elles assurent l'équilibre nerveux et limites la montée d'adrénaline à la moindre contrariété. Notamment la vitamine B6 qui, de surcroît, augmente l'assimilation du magnésium. Elle est présente dans le foie de veau, l'avocat et la banane.
On peut aussi ajouter à ses repas chaque jour 2 cuillérées à café de levure de bière en paillettes, véritable concentré de vitamine B.
les protéines :
il faut en consommer 2 fois par jour : viande rouge, volaille, oeufs ou poisson. Ces protéines sont composées d'un acide aminé ( le tryptophane ) aux vertus calmantes qui se transforme en " hormone " du bien être ( la sérotonine ) dans le cerveau.
On en trouve aussi dans les oléagineux et les produits laitiers.
les oméga 3 :
ils sont essentiels à la sérénité puisqu'ils favorisent une meilleure connexion entre les cellules nerveuses. On en trouve dans les poissons gras qu'il faudrait consommer 2 fois par semaine ( saumon, sardine, maquereau... ), dans l'huile de colza et de noix.
les infusions :
la mélisse : quand on bout "intérieurement", une tasse après le repas permet de renouer avec la sérénité.
le tilleul :à raison de 2 tasses chaque soir pour des nuits calmes
l'aubépine : elle possède une action apaisante quand la pression monte et que le coeur s'emballe.
01 octobre 2009
muffin aux cerises et au thym citron
Je sais bien que ce n'est plus la saison des cerises et que j'arrive un petit peu tard avec ma recette.
J'ai l'ai pourtant découverte cet été sur le net et elle me tentait beaucoup. Le problème est qu'elle se trouvait sur un site canadien, il fallait donc avant tout la décrypter !
Dans la liste des ingrédients, Babeurre ???? Poudre à pâte ???? ...
Pour les unités de mesure, cuillère à thé ??? tasses???...
Et bien sûr, je n'ai pas pris trouvé le temps de m'atteler à la traduction de cette délicieuse recette.
Et il y a quelque jours, je tombe par hasard sur un blog d'une Alsacienne ( et oui, encore une ! ) et je découvre avec un immense plaisir que, non seulement cette recette se trouve sur son blog, mais qu'en plus, elle s'est chargée elle même de la traduction. La recette est là, avec des ingrédients et des unités de mesure bien de chez nous.
Je n'ai donc plus d'excuse, je me précipite vers le congélateur et j'en sors un sachet de cerises pour réaliser ce gouter qui me tentait depuis si longtemps.
Ce gâteau est une merveille, je le conseille à toutes celles qui ont des cerises dans leur congélateur. Pour les autres, je ressortirai la recette l'été prochain !
Voici donc la recette reprise par Ciboulette sur son blog :
INGREDIENTS POUR 12 MUFFINS
210 g de farine
100 g de sucre vanillé
10 g de levure chimique (ou poudre à pâte)
1/2 cuillère à café de bicarbonate de soude
200 g fromage blanc (à la place du babeurre)
70 g de beurre salé mou
1 œuf
400 g de cerises dénoyautées
1 belle cuillère a soupe de thym-citron ciselé
Préchauffez le four à 200°C. Déposez des coupelles en papier dans les moules à muffins.
Dans un grand récipient, mêlez la farine, le sucre, la levure et le bicarbonate de soude. Réservez.
Battez l’œuf. Ajoutez-le au fromage blanc et au beurre salé tout mou. Mélangez bien.
Versez les
ingrédients liquides sur les ingrédients secs. Ajoutez les cerises et
le thym citron ciselé. Mélangez rapidement le tout. Remplissez les
caissettes aux 3/4, pas plus sinon la pâte risque de déborder lors de
la cuisson.
Enfournez pour environ 15 à 20 minutes. Il faut qu'en insérant la lame d’un couteau dans un muffin elle ressorte propre.
Dégustez tiède ou froid.












